Les mathématiques en prépa : la clef des concours ?

A la rentrée de janvier, les concours ne sont plus très loin pour tous les élèves en deuxième année de prépa. La tâche est souvent importante et il faut donc prioriser : plutôt des exercices de mathématiques ou des fiches d’histoire ?

Les coefficients des épreuves de mathématiques en prépa

Les coefficients varient selon deux critères : la filière dans laquelle on se trouve (scientifique, économique, technologique ou littéraire) et l’école préparée. Les littéraires ne sont pas concernés par cet article. Pour les autres, la prééminence des mathématiques dans la préparation des concours aux écoles de commerce est souvent une réalité. Pour s’en convaincre nous sommes allés chercher les coefficients par concours.

Pour Ecricome, c’est environ 20% des coefficients de l’écrit qui reviennent aux mathématiques (entre 4 et 6 sur 25). Pour la BCE, cela varie fortement d’une école et d’une filière à l’autre. Les écoles demandant – relativement – le moins d’aptitudes en mathématiques attribuent un coefficient équivalent à environ 10% de la note totale contre 35% pour celles qui estiment que les mathématiques sont les épreuves les plus importantes.

Quand on regarde dans le détail on se rend compte que meilleures sont censées être les écoles, plus hauts sont les coefficients en maths. Avec 11/30 des points pour HEC ou l’ESSEC aux maths et 3/30 seulement pour l’ESC Chambéry en voie scientifique, la différence est nette. En plus de cela, HEC et l’ESCP Europe demanderont pour les voies scientifiques une épreuve de mathématiques à l’oral !

Les mathématiques essentiels et insuffisants à la fois

Du fait du jeu des coefficients mais aussi des barres d’admissibilité, on voit que les mathématiques ne pourront jamais suffire à eux seuls à être admissibles. Les meilleures écoles bien que proposant des coefficients élevés pour les mathématiques sont très compétitives et demanderont donc des notes très hautes dans toutes les matières. Parmi les écoles moins choisies, des coefficients plus faibles ne permettent pas de s’appuyer sur les seules épreuves de maths BCE.

Néanmoins, il s’agit souvent d’épreuves déterminantes pour les concours. D’abord elles ont toutes leur importance pour l’admissibilité, il ne sera donc pas possible d’aller plus loin si vous n’avez pas obtenu les quelques points vous faisant accéder à l’entretien de l’école de votre choix, où vous pourrez convaincre le jury de votre motivation.

Par ailleurs, il est fréquent de devoir passer un grand nombre d’épreuves de mathématiques, certains en ECS en passeront plus de cinq en quelques semaines. Les concours étant une épreuve d’endurance et de détermination, il est essentiel de ne pas se laisser abattre. L’échec successif à de nombreuses épreuves est de nature à démotiver ce qui rendra presque impossible l’accès à l’école de management de son choix.

Il faut donc s’assurer des notes correctes et toujours passer le maximum de temps sur ce qui permet de gagner le plus de points en dépensant le moins d’énergie. Il convient donc en général de travailler ses matières les plus faibles tout en faisant attention à ne pas se démoraliser.

Pour ceux qui ne trouveraient pas la motivation nécessaire, il est possible de faire un stage de mathématiques ou de réviser à plusieurs.

Catégories : Général