François de l’ECP

François de Centrale Paris nous raconte son parcours riche en expériences.
Bonjour, peux-tu te présenter rapidement ?

Salut, je m’appelle François, j’ai 27 ans et je suis diplômé de l’Ecole Centrale Paris (P2010+1) et d’un MS en Management Engineering de Columbia University. J’ai eu un parcours un peu chaotique en prépa (trois prépas en trois ans : Stanislas, Fénelon-Saint-Marie puis sainte Geneviève).
Je suis aujourd’hui en doctorat d’économie à la Toulouse School of Economics, l’un des meilleurs centre de recherche en économie dans le monde.

Peux-tu nous faire part de ton expérience en tant qu’étudiant à Centrale Paris ?

En sortant de prépa, Centrale offrait un environnement exceptionnel pour sortir la tête de ses bouquins et regarder en face le monde qui nous entoure. La promo était constituée (à mon époque lointaine…) d’un tiers d’étrangers venus en double diplôme, la pédagogie n’est pas scolaire mais consiste à faire confiance aux étudiants, l’idée est de construire son propre projets et d’être capable de le défendre.
Les cours sont de qualité variables allant de très mauvais à extraordinaire. Il faut faire attention à bien choisir et surtout il faut se laisser prendre par l’enthousiasme de certains professeurs-chercheurs !
Finalement, je retiens surtout un vrai état d’esprit de progrès : on a besoin d’ingénieurs compétents et visionnaires pour résoudre les grands défis du XXIème siècle (énergie, environnement, organisation économique, logistique, etc…) et c’est à nous de nous confronter à ces problèmes !

As-tu eu l’occasion de voyager dans le cadre de ton cursus ?

J’ai fait mon stage dit « ouvrier », en fin de première année, dans le bâtiment à Londres. Comme il y a plus de français à Londres que de français à Bordeaux ou à Lilles, le choc culturel n’était pas très important. De plus, il y avait pas mal de centraliens en poste là-bas prêts à m’offrir des bières en fin de journée, ce qui rendait supportable le climat londonien.
Centrale autorise ses étudiants à remplacer leur troisième année d’école par un Master of Science d’une bonne université étrangère et j’ai choisit pour ma part de partir à New York pour étudier les mathématiques appliquées à la gestion de problème concrets (logistique, pricing de produits complexes, prise de décision dans l’incertain etc…) à Columbia University. C’était une expérience très enrichissante et ça été l’occasion pour moi de rencontrer la femme avec qui je vais me marier en juillet prochain !

Quelles ont été tes expériences sur le plan professionnel ?

J’ai touché un peu à tout dans mes stages…J’ai commencé par de la construction chez Bouygues UK à Londres pour mon stage ouvrier. Après ma deuxième année d’école, j’ai fait un an de césure réparti en deux parties : 6 mois de conseil en stratégie au bureau de Paris du BCG, puis je me suis frotté à la création d’entreprise avec une mission de 4 mois auprès d’une jeune entrepreneuse. Enfin, pendant mon cursus à Columbia, j’ai fait une mission d’organisation logistique de 8 mois dans une entreprise d’import export.
Toutes ces expériences m’ont permis de comprendre une chose importante : en sortant d’une grande école généraliste, il ne faut pas attendre de trouver LA bonne entreprise avec LE bon poste pour s’investir dans son boulot. En s’intéressant vraiment à ce qu’on fait et en étant dynamique, on peut s’épanouir dans (presque) toutes les missions que l’on se voit confier !

Merci pour toutes ces infos. As-tu un conseil à laisser aux futurs lycéens, préparationnaires, jeunes étudiants en école ?

Ne te laisse pas gagner par le cynisme de certains qui ont tout vus, tout fait et qui sont aigris par leurs expériences. Tu peux aller à l’étranger, ou pas. Tu peux travailler dans l’énergie, la finance, l’aéronautique, la publicité, la musique, le conseil en stratégie, l’informatique ou l’humanitaire. Il y a mille manières d’être heureux, lance-toi avec joie dans les challenges de la vie et prends du temps pour discuter avec tes amis !

Catégories : Paroles de diplômés