Découverte d’un métier d’ingénieur : Oil & Gas

Les industries pétrolières et gazières se distinguent par leur capacité d’innovation et se placent parmi les premiers déposants de brevets en France : l’IFPEN (Institut Français du Pétrole Energies nouvelles) se place 13e au palmarès de l’INPI, avec une progression de 27% en 2013. Cette position en fait le troisième organisme public après le CEA et le CNRS. Les sociétés privées françaises ne sont pas en reste : les 15ème et 22ème positions du classement reviennent à des entreprises du domaine.

L’Oil & Gas : un secteur dynamisé par l’innovation

Aux Etats-Unis, le nombre de brevets déposés dans le domaine Oil & Gas a plus que doublé entre 2005 et 2010.
Les programmes de R&D des grands groupes et instituts publics concernent principalement :
• l’amont : les techniques de détection, d’exploitation, de transport
• l’aval : techniques de raffinage (procédés, rendement…), de distribution ou encore impact sur l’environnement.
La France peut se targuer de disposer à la fois de grands groupes mais aussi de PME performantes et innovantes. Citons par exemple Mappem Geophysics basée à Brest, cette start-up propose une nouvelle technique de cartographie sous-marine basée sur l’électromagnétisme.

Pétrole et gaz : une fin programmée qui s’éloigne

La fin programmée de l’exploitation des gisements pétroliers et gaziers est régulièrement annoncée. Dans les faits, depuis les années 1990, le cours du brent a bondi d’environ 20$ à 100$ : les gisements jugés non rentables en 1990 ont finalement été exploités et la prospection continue. L’oil & Gas a encore de beaux jours devant lui : 32 à 35 ans de consommation actuelle pour le pétrole, 100 ans pour le gaz.
engineering man standing with white safety helmet against  oil refinery in petrochemical industry

Des besoins en ingénieurs très larges

Les domaines d’intervention sont nombreux : prospection, forage, conception et réalisation d’installations, fabrication d’équipements procédés, mise en service et exploitation…
Il y a pléthore également de profils recherchés : ingénieur forage (géologue-géophysicien), ingénieur conception (mécanique, calculs de structures, piping/tuyauterie, installations générales), ingénieur d’exploitation (production, sécurité, maîtrise des risques, environnement), ingénieur procédé ou chimiste.
Pour une grande partie des postes proposés, l’expatriation est la règle.
Les sociétés et les industriels du domaine oil & gaz ne recrutent pas toujours directement. Notamment pour la R&D ou des problématiques ciblées d’ingénierie, elles font parfois appel à des sociétés de conseil en ingénierie proposant des solutions clés en main autour d’un projet incluant le recrutement et l’encadrement des ingénieurs nécessaires.

Une pénurie d’ingénieurs annoncée

En 2011, les industries d’extraction et chimique employaient environ 4,7% des 750 000 ingénieurs français en âge de travailler, soit environ 35 000 personnes. La même année, une étude de Schlumberger Business Consulting (SBC) assurait que d’ici 2015, environ 5 500 postes ne seraient pas pourvus du fait du départ en retraite d’environ 22 000 séniors. D’ici 2016, ce n’est pas moins de 20% des ingénieurs qui manqueront à l’appel.

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