1 jour, 1 diplômé – Charles de l’ESCP

Aujourd’hui, nous rencontrons Charles, jeune diplômé de l’ESCP Europe qui monte sa start-up, une aventure passionnante.

Bonjour, peux-tu te présenter rapidement ?

Bonjour, je m’appelle Charles. J’ai intégré l’ESCP Europe, en 2009, après deux ans de prépa. Actuellement en deuxième année de césure (et oui, c’est possible), je me consacre à plein temps à l’entreprise que j’ai créée, LearningShelter. Cette startup est aujourd’hui incubée à BlueFactory, l’incubateur de mon école. Nous sommes trois associés fondateurs et deux à être encore étudiant à l’ESCP.

Peux-tu nous faire part de ton expérience en tant qu’étudiant à l’ESCP ?

J’ai beaucoup aimé mes années à ESCP Europe. Une fois en Ecole, on nous laisse beaucoup d’autonomie et on peut travailler sur nos propres projets. Pour donner quelques exemples, j’ai pu m’investir pleinement dans Tribunes, l’association de débat de l’école. Egalement, nous avons organisé un grand évènement sur l’entrepreneuriat, le 3 Day StartUp Paris.

Surtout, l’ESCP a été très conciliant pour nous permettre de monter LearningShelter tout en restant étudiant. Par exemple, on nous a laissés prendre deux années de césure en comptant notre expérience entrepreneuriale comme une expérience professionnelle. Le fait de pouvoir intégrer l’incubateur de l’école, sans être diplômé, nous a aussi été d’une grande aide. Cela nous a permis d’accueillir des investisseurs, d’avoir un bureau pour notre première stagiaire et de structurer notre travail… sans parler des avantages de travailler au quotidien à proximité d’entrepreneurs plus expérimentés.

As-tu eu l’occasion de voyager dans le cadre de ton cursus ?

Pas vraiment. Je n’ai pas profité, contrairement à la plupart de mes camarades de promotion, de l’opportunité qu’offre l’ESCP ; à savoir la possibilité de partir sur 5 campus en Europe à peu près quand on veut, et de façon très flexible.

Quelles ont été tes expériences sur le plan professionnel ?

Ma plus grande expérience professionnelle est LearningShelter, la boite que j’ai co-fondée.

Pour en parler un peu, LearningShelter permet à des élèves de trouver un mentor pour progresser dans ce qu’ils veulent apprendre, grâce à des cours particuliers sur vidéo-bulle (sorte de skype amélioré).

Nous avons lancé le site il y a maintenant trois semaines. Nous avons déjà une cinquantaine de mentors et autant d’heures de cours données. Il y a des cours particuliers classiques, notamment pour la prépa HEC style Anglais, Espagnol, Entretien, Economie … (je fais un peu de publicité pour LearningShelter, mais les mentors qui donnent ces cours sont géniaux !)

On trouve également des matières moins académiques comme Apprendre à utiliser Photoshop, à coder sa première page web ou à organiser une campagne de publicité sur Facebook.

L’avantage, pour un élève, est de ne pas perdre de temps dans les transports, de gagner en flexibilité. Par exemple, dans un cours de deux heures, il y a toujours 20 min de perdue. Là, l’élève peut prendre une heure le mardi et une autre heure le samedi après-midi. Le fait que ce soit en ligne permet cette souplesse.

Cela dit, le plus grand avantage est de pouvoir trouver un mentor dans toute la France. Un élève en prépa à Caen peut ainsi avoir un cours particulier avec un élève d’HEC.

L’idée nous est justement venue parce que, mon associé et moi, nous donnions beaucoup beaucoup de cours particuliers et de khôlle. Un jour, nous avons eu un élève à Annecy qui nous a demandé des cours en ligne. Ca a très bien fonctionné et, suite à cela, nous avons fait passer nos élèves sur skype. Et… ils ont adoré. Du coup, on a voulu créer un site qui permette de simplifier le processus.

D’autant que Skype n’était pas vraiment adapté à un usage pédagogique. Les vidéos-bulles permettent, elles, de partager son écran, d’écrire à deux et en direct sur un document word, powerpoint…

Merci pour toutes ces infos. As-tu un conseil à laisser aux futurs lycéens, préparationnaires, jeunes étudiants en école ?

Je conseille aux étudiants d’arriver à apprécier vraiment ce qu’ils font. Il ne faut pas considérer la prépa comme deux années de sacrifices ou de bagne. Les élèves qui réussissent le mieux sont ceux qui parviennent à faire preuve de curiosité, d’étonnement et qui aiment ce qu’ils font.

Quand on s’intéresse un peu à l’histoire ou à la philo, c’est facile d’aimer ça et, ainsi, de progresser.

Si certains de nos lecteurs ont des questions, peut-on te contacter ?

Avec plaisir : charles@learningshelter.com

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