1 jour, 1 diplômé – Anthony de l’Esitpa

Dans le cadre de l’ajout de données sur les écoles d’ingénieur, nous rencontrons aujourd’hui Anthony. Il nous raconte son parcours à l’Esitpa.

Bonjour, peux-tu te présenter rapidement ?

Bonjour, je m’appelle Anthony, j’ai 24 ans et je suis diplômé de l’Esitpa depuis 2012.
J’y suis entré en 2009, après un BTS ACSE, précédé d’un bac BAC STAE. A l’époque, je pensais achever mon cursus avec ce BTS, mais je ne me sentais pas prêt à me lancer dans la vie active. J’ai alors poursuivis des études dans mon domaine de formation initial, l’agriculture, et c’est tout naturellement que je me suis orienté vers l’Esitpa, école que j’ai intégré directement en première année du cycle ingénieur.

Peux-tu nous faire part de ton expérience en tant qu’étudiant à L’Esitpa ?

Originaire d’Annecy, et très attaché à ma région natale, l’arrivée à Rouen fut pour moi dépaysante ! J’ai eu parfois quelques coups de blues, et j’ai dû apprendre à m’adapter. En cours, je n’ai jamais été le premier de la classe, mais je me suis accroché et ça a payé ! Ma petite réussite personnelle est d’avoir terminé 20ème de promo en 3ème année et major au module « Economie-Droit-Fiscalité-Filière » !

Ce qui m’a plu à l’Esitpa, c’est le côté pratique de la formation. Elle nous permet de comprendre les pratiques agricoles d’un point de vue scientifique et nous apporte un regard critique sur son fonctionnement. Et puis à l’Esitpa, il y a les cours situés sur le campus de Mont-Saint-Aignan (76), mais il y a aussi des à-côtés tout autant enrichissants : les travaux de groupes, les rencontres, les initiatives personnelles encouragées durant la formation, et les stages en France et à l’étranger.
Avec un groupe d’amis, j’ai pu organiser deux conférences dans le cadre du cycle « Graines de Sens». La première, sur le thème : « Se nourrir, à quel prix ? » et l’autre, sur « Quel terroir dans mon assiette demain : les circuits courts ». Cette aventure fut très gratifiante ! Toutes ces actions favorisent l’ouverture d’esprit et apprennent l’autonomie.

Qu’est-ce que tu as le plus apprécié en entrant à l’Esitpa ?

En arrivant, j’ai tout de suite pu constater une grande solidarité entre étudiants. Personne n’est laissé de côté, ce qui facilite l’intégration au sein de l’école. A l’Esitpa, on trouve également une diversité culturelle et une mixité parfois insoupçonnées. Au final, les promos comptent autant de filles que de garçons et sont à milles lieues de l’image que l’on peut avoir des filières agricoles !

As-tu eu l’occasion de voyager dans le cadre de ton cursus ?

En quatrième année, nous sommes invités à partir un mois à l’étranger, en groupe, pour étudier une problématique agricole. A ce titre, je suis allé pendant un mois à Madagascar dans la ville de Tamatave, pour effectuer un diagnostic de la filière Gingembre. Cette expérience, bien qu’impressionnante au départ, nous a laissés de magnifiques souvenirs.
Pour ma part, je ne n’ai pas effectué de séjours Erasmus, mais de nombreux étudiants partent 6 mois ou un an à l’étranger. Ainsi, j’ai été accueilli quelques jours chez des amis qui étudiaient à l’Université d’Oslo !

Quelles ont été tes expériences sur le plan professionnel ?

Au cours de la troisième année, l’Esitpa nous demande de réaliser un stage ouvrier dans une exploitation agricole choisie parmi 5 départements. J’ai opté pour une exploitation polyculture-élevage située dans la Meuse, ou j’ai découvert le quotidien d’un exploitant qui produisait 750 000 litres de lait, et travaillait seul 300 ha. Rien à voir avec l’agriculture Savoyarde à laquelle j’étais habitué !

En quatrième année, j’ai intégré le Ministère de l’Agriculture pour mon stage de Projet Recherche et Développement sur la question de la dynamisation de la politique d’installation des jeunes agriculteurs. Enfin, en cinquième année, pour mon stage de fin d’étude, j’ai eu l’embarras du choix : quatre propositions de stage différentes, l’une dans le milieu bancaire et trois autres dans le secteur de l’industrie laitière, auprès de grands groupes du monde laitier. Au final, j’ai opté pour une fromagerie de taille plus modeste localisée chez moi en Haute-Savoie, la Fromagerie CHABERT. Cette entreprise de 230 salariés collecte annuellement 95 millions de litres de lait auprès de 400 producteurs et produit 9500 tonnes de fromages de Savoie sous signe officiel de qualité. Elle réalise 80 millions d’€ de Chiffre d’affaires par an. Mon stage, dans le service des Approvisionnements lait, abordait la problématique de « L’impact des paramètres microbiologiques du lait sur la qualité des fromages ». Suite à ce stage, j’ai été embauché et aujourd’hui, je suis salarié de la Fromagerie CHABERT où je m’occupe du suivi des producteurs, de la qualité du lait, des audits producteurs, etc.

Merci pour toutes ces infos. En conclusion, As-tu un conseil à laisser aux futurs lycéens, préparationnaires, jeunes étudiants en école ?

Mon conseil est qu’il ne faut pas avoir peur. Il faut tenter, essayer, créer…
L’atout de la formation à l’Esitpa, c’est vraiment l’emploi, et devenir ingénieur après un BTS, c’est possible et même apprécié par les employeurs ! Souvent, on n’ose pas l’envisager, ou on pense à tort que ce n’est pas accessible. C’est dommage, car la formation d’ingénieur permet une ouverture à 360° et ouvre sur de très nombreux débouchés. Par ailleurs, l’agriculture et l’agroalimentaire sont des domaines très dynamiques, générateurs d’innovations et qui sont les premiers contributeurs aux exportations françaises.
L’agriculture, c’est loin d’être ringard, bien au contraire !

Si certains de nos lecteurs ont des questions, peut-on te contacter ?

Oui à l’email suivant anthony_granger(at)live.fr

Catégories : Paroles de diplômés
  • Michel Robert

    Pour information sur les acronymes :
    STAE : Sciences et Technologies de l’Agronomie et de l’Environnement
    Acse : Analyse et Conduite des Systèmes d’exploitation